Friday, March 17, 2023

جميع أنواع السيارات الكهربائية. للسيارات الكهربائية

تتناول هذه المقالة جميع أنواع السيارات الكهربائية. للسيارات الكهربائية ، انظر السيارة الكهربائية .
السيارات الكهربائية حول العالم (من اليسار إلى اليمين ، من الأعلى) :
Stint  [ nl ] نقل الأطفال وحامل المشغل

السيارة الكهربائية [ الملاحظة 1] هي مركبة تستخدم محركًا كهربائيًا واحدًا أو أكثر للدفع . يمكن تشغيله بواسطة نظام تجميع ، بالكهرباء من مصادر خارج المركبة ، أو يمكن تشغيله بشكل مستقل بواسطة بطارية ( يتم شحنه أحيانًا بواسطة الألواح الشمسية ، أو عن طريق تحويل الوقود إلى كهرباء باستخدام خلايا الوقود أو مولد ). [1] تشمل المركبات الكهربائية ، على سبيل المثال لا الحصر ، مركبات الطرق والسكك الحديدية والسفن السطحية وتحت الماء ،الطائرات الكهربائية والمركبات الفضائية الكهربائية . بالنسبة للمركبات على الطرق ، جنبًا إلى جنب مع تقنيات السيارات الناشئة الأخرى مثل القيادة الذاتية والمركبات المتصلة والتنقل المشترك ، تشكل المركبات الكهربائية رؤية تنقل مستقبلية تسمى التنقل المتصل والمستقل والمشترك والكهربائي (CASE). [2]

ظهرت المركبات الكهربائية لأول مرة في أواخر القرن التاسع عشر ، عندما كانت الكهرباء من بين الطرق المفضلة لدفع السيارات ، مما وفر مستوى من الراحة وسهولة التشغيل لم يكن من الممكن تحقيقه بواسطة سيارات البنزين في ذلك الوقت. كانت محركات الاحتراق الداخلي هي طريقة الدفع السائدة للسيارات والشاحنات لمدة 100 عام تقريبًا ، لكن الطاقة الكهربائية ظلت شائعة في أنواع المركبات الأخرى ، مثل القطارات والمركبات الأصغر من جميع الأنواع .

تم تقديم الحوافز الحكومية لزيادة التبني لأول مرة في أواخر العقد الأول من القرن الحادي والعشرين ، بما في ذلك الولايات المتحدة والاتحاد الأوروبي ، مما أدى إلى نمو سوق السيارات في عام 2010. [3] [4] من المتوقع أن تؤدي زيادة الاهتمام العام والوعي والحوافز الهيكلية ، مثل تلك التي يتم تضمينها في التعافي الأخضر من وباء COVID-19 ، إلى زيادة سوق السيارات الكهربائية بشكل كبير. خلال جائحة COVID-19 ، أدت عمليات الإغلاق إلى تقليل كمية غازات الاحتباس الحراري من مركبات البنزين أو الديزل. [5] وكالة الطاقة الدوليةقال في عام 2021 إن على الحكومات بذل المزيد من الجهد لتحقيق الأهداف المناخية ، بما في ذلك سياسات السيارات الكهربائية الثقيلة. [6] [7] قد تزيد مبيعات السيارات الكهربائية من 2٪ من الحصة العالمية في عام 2016 إلى 30٪ بحلول عام 2030. [8] [9] [10] اعتبارًا من يوليو 2022 كان حجم سوق السيارات الكهربائية العالمية 280 مليار دولار أمريكي ومن المتوقع أن تنمو إلى تريليون دولار بحلول عام 2026. [11] من المتوقع أن يتم تحقيق الكثير من هذا النمو في أسواق مثل أمريكا الشمالية وأوروبا والصين. [9] أشارت مراجعة الأدبيات لعام 2020 إلى أن النمو في استخدام السيارات الكهربائية ذات العجلات الأربع يبدو مستبعدًا اقتصاديًا في الاقتصادات النامية ، ولكن من المرجح أن يكون النمو في استخدام العجلتين الكهربائية. [12]يوجد عدد 2 و 3 عجلات من المركبات الكهربائية أكثر من أي نوع آخر. [13]

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Pratiques alimentaires

Pratiques alimentaires

Les pratiques alimentaires chez les primates dont l'homme se distribuent sur un continuum reliant deux grands modes de consommation mis en évidence par le psychoclinicien Rudolf Bilz103 : « le commensalisme alimentaire se caractérise par un système de prises alimentaires centré sur des repas structurés pris en commun deux à trois fois par jour, selon des formes fortement ritualisées. Il correspondrait à des biotopes dans lesquels l'aliment est rare et serait associé à des organisations sociales très codifiées, tant dans les opérations de conquête alimentaire (chasse, production agricole) que dans les préparations culinaires et de consommation... Le vagabondage alimentaire se caractérise par une prise alimentaire plus fractionnée, pouvant aussi comprendre des repas conviviaux structurés mais, et surtout, des prises alimentaires plus ou moins individualisées, tout au long de la journée. Il correspondrait, quant à lui, à des biotopes dans lesquels l'aliment est abondant et à des structures sociales plus lâches, plus détendues, laissant plus de place aux valeurs de l'individu »104.

La révolution industrielle qui s'accompagne d'un puissant mouvement d'exode rural et d'urbanisation est marquée par cinq ruptures majeures avec la période agrairenne et rurale, notamment la rupture avec le mode de consommation alimentaire : dans les sociétés occidentales, la demande alimentaire, bridée jusqu'au XIXe siècle par la rareté des ressources et l'autoconsommation, se massifie et s'uniformise dans un contexte de développement du complexe agroindustriel105. L'uniformisation des mœurs alimentaires et la mondialisation des goûts n'éliminent pas cependant tous les particularismes régionaux et nationaux. Poulain et Tibère postulent « que la mondialisation des marchés génère un triple mouvement : disparition de certains particularismes, émergence de nouvelles formes alimentaires résultant de processus de métissage et diffusion à l'échelle transculturelle de certains produits et pratiques alimentaires créant ainsi un espace alimentaire transculturel »106.

L'être humain a développé, selon les cultures, de nombreux tabous alimentaires. Pourtant, hormis des pratiques comme la coprophagie qui ont un impact direct sur la santé, aucun d'entre eux ne semble universel. Même le cannibalisme a ainsi été ritualisé dans certaines sociétés.

Les pratiques alimentaires consistent généralement à respecter un ensemble de prescriptions plus ou moins strictes, pour des motivations liées à la santé, l'esthétique ou l'éthique.

Le rapport à la pratique alimentaire comprend une part de plaisir (gourmandise…) et une part d'inquiétude ou de précaution (crainte de manquer de nourriture, peur de l'intoxication ou d'un goût déplaisant)107,108 qui combinées sont à l'origine de nombreuses formes de répertoires du mangeable/non mangeable, de recettes de cuisines, de principes diététiques109.

Quand ces pratiques deviennent pathologiques, on parle de troubles des conduites alimentaire. Ce sont par exemple l'anorexie, la boulimie ou la compulsion alimentaire. Ils peuvent être extrêmement invalidants, voire mortels.

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Approche culturelle

L'anthropologie de l'alimentation est une science qui permet d'étudier les évolutions bioculturelles dans les sociétés concernant les pratiques alimentaires et les représentations alimentaires.

Deux commensaux allemands, fin XIVe - début XVe

L'alimentation est, avec peut-être la reproduction, l'une des seules activités physiologiques de base à avoir autant stimulé les diverses cultures humaines. L'être humain a ainsi inventé une pratique spécifique pour agrémenter au mieux les aliments : la cuisine. Il a aussi cherché à rationaliser sa pratique, créant la diététique pour répondre au mieux à ses besoins nutritionnels.

L'approche culturelle de l'alimentation a été mise en évidence par des socio-anthropologues lors du siècle dernier[Quand ?]. En ce sens, l'homme ne mange pas que des aliments mais aussi des symboles, de l'imaginaire. Le principe d'incorporation consiste en l'appropriation des qualités des aliments par le mangeur. L'action d'incorporer donne par conséquent au mangeur les attributs de l'aliment ingéré. Selon les lieux géographiques, le biotope et la culture de chaque société, l'aliment est chargé de valeurs, de sens et le principe d'incorporation prend toute sa validité théorique. Les Massaï, par exemple, ne mangent pas le tangue car lorsqu'il est attaqué, il prend une posture de défense et se replie sur lui-même ; ce comportement est jugé « lâche » par les Massaï et ils ne le consomment pas pour ne pas prendre ses attributs lors de l'incorporation[réf. nécessaire].

L'homme ne consomme donc pas arbitrairement des aliments et chaque culture possède des codes alimentaires. L'homme mange donc par l'intermédiaire de règles et de prescriptions culturelles. Selon Jean-Pierre Poulain, les cultures qui se trouvent dans le même biotope auront tendance à se différencier entre elles en choisissant leur ordre du mangeable respectif[réf. nécessaire]. De nouvelles perspectives de recherches ont été ouvertes en France notamment quand l'aliment est édifié en symbole par ceux qui le produisent et le consomment quotidiennement, à partir de cette étude les concepts de conversion éthique et d'aliment durable en découleront.

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Thursday, March 16, 2023

E-business transactions

Authenticity

E-business transactions pose greater challenges for establishing authenticity due to the ease with which electronic information may be altered and copied. Both parties in an e-business transaction want to have the assurance that the other party is who they claim to be, especially when a customer places an order and then submits a payment electronically. One common way to ensure this is to limit access to a network or trusted parties by using a virtual private network (VPN) technology. The establishment of authenticity is even greater when a combination of techniques are used, and such techniques involve checking "something you know" (i.e. password or PIN), "something you need" (i.e. credit card), or "something you are" (i.e. digital signatures or voice recognition methods). Many times in e-business, however, "something you are" is pretty strongly verified by checking the purchaser's "something you have" (i.e. credit card) and "something you know" (i.e. card number).[17]

Data integrity

Data integrity answers the question "Can the information be changed or corrupted in any way?" This leads to the assurance that the message received is identical to the message sent. A business needs to be confident that data is not changed in transit, whether deliberately or by accident. To help with data integrity, firewalls protect stored data against unauthorized access, while simply backing up data allows recovery should the data or equipment be damaged.[17]

Non-repudiation

This concern deals with the existence of proof in a transaction. A business must have the assurance that the receiving party or purchaser cannot deny that a transaction has occurred, and this means having sufficient evidence to prove the transaction. One way to address non-repudiation is using digital signatures.[17] A digital signature not only ensures that a message or document has been electronically signed by the person, but since a digital signature can only be created by one person, it also ensures that this person cannot later deny that they provided their signature.[19]

Access control

When certain electronic resources and information is limited to only a few authorized individuals, a business and its customers must have the assurance that no one else can access the systems or information. There are a variety of techniques to address this concern including firewalls, access privileges, user identification and authentication techniques (such as passwords and digital certificates), Virtual Private Networks (VPN), and much more.[17]

Availability

This concern is specifically pertinent to a business's customers as certain information must be available when customers need it. Messages must be delivered in a reliable and timely fashion, and information must be stored and retrieved as required. Because the availability of service is important for all e-business websites, steps must be taken to prevent disruption of service by events such as power outages and damage to physical infrastructure. Examples to address this include data backup, fire-suppression systems, Uninterrupted Power Supply (UPS) systems, virus protection, as well as making sure that there is sufficient capacity to handle the demands posed by heavy network traffic.[17]

Cost structure

The business internet which supports e-business has a cost to maintain of about $2 trillion in outsourced IT dollars just in the United States alone. With each website custom crafted and maintained in code, the maintenance burden is enormous. In the twenty-first century, look for new businesses that will help standardize the look and feel of the internet presence of a business to be more uniform in nature to help reduce the cost of maintenance.

The cost structure for e-businesses varies a lot from the industry they operate in. There are two major categories that have commune characteristics. The first group is fully digital businesses that do not provide any products or services outside of the digital world. This includes for example software companies, social networks, etc. For those, the most significant operational cost is the maintenance of the platform. Those costs are almost unrelated to every additional customer the business acquires, making the marginal cost almost equal to zero. This is one of the major advantages of that kind of business. The second group are businesses that provide services or products outside of the digital world, like online shops, for those costs are much harder to determine. Some common advantages over traditional businesses are lower marketing cost, lower inventory cost, lower payroll, lower rent, etc.[20][21]

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Enjeux écologiques et de durabilité

Enjeux écologiques et de durabilité

L'agriculture, l'élevage, la pêche et la chasse76 cumulent leurs effets et ont conduit à une déforestation77 et à une eutrophisation de nombreux milieux78, ainsi qu'à une surexploitation des ressources planétaires, causant la disparition de nombreuses espèces. Le système de production alimentaire, en dégradant les puits de carbone et en contribuant à l'émission de plusieurs gaz à effet de serre, est aussi devenu une cause majeure du changement climatique79,80, et en retour le climat rend ce système plus vulnérable81,82. Il est cause de changement dans l'occupation et l'utilisation des sols83 (au détriment de la biodiversité84 et des écosystèmes marins85), d'épuisement de ressources (en phosphore86,87 et en eau douce notamment)88 et de pollution des écosystèmes aquatiques et terrestres (par des apports excessifs d'azote, de phosphore et de pesticides). Un enjeu est de réussir à produire plus en polluant moins89 et en cessant de surexploiter les ressources naturelles pas, peu, difficilement, lentement ou couteusement renouvelables.

Selon un Atelier de réflexion prospective Inra-Cirad DuALIne pour une alimentation durable(ALID), les enjeux d'une alimentation saine et suffisante sont de santé publique, de survie pour l'humanité, et de moindre impact écologique (durabilité) pour la planète. Les différents « types de mangeurs » ont des impacts très différents selon les quantités et qualité d'aliments consommés, et parfois gaspillés, et selon la manière dont ils ont été produits ; l'agriculture est vulnérable au changement climatique, à la surexploitation des ressources et de plus en plus en concurrence avec d'autres usages des sols (urbanisme pour répondre à une démographie rapidement croissante dans le monde, foresterie, agrocarburants, zones d'activité, réseaux routiers…), notamment dans les pays développés et en développement.

  • En 2009-2010, une étude Inra-Cirad a fait un bilan des connaissances « sur les impacts de l'alimentation sur l'environnement, la santé, l'économie et la société, dans un contexte de changements globaux ». Les résultats en ont été présentés et débattus lors d'un colloque (mars 2011) visant aussi à repérer les besoins de recherche nouveaux90.
  • En 2011, l'Agence nationale de la recherche a en France lancé un appel à projets « Systèmes Alimentaires Durables » (ALID)91.
  • En 2018, une étude prospective a conclu que de 2010 à 2050 la croissance attendue de la population et du niveau de vie moyen devraient aggraver de 50 à 90 % les effets environnementaux du système alimentaire92. Sans changements agrotechnologiques et sans mesures d'atténuation spécifiques (éviter-réduire-compenser), ces effets pourraient dépasser ceux que les écosystèmes terrestres peuvent supporter92,93. Parmi les options possibles pour limiter ces effets figurent des changements alimentaires (manger plus sain94,95 et plus végétarien)96 et des améliorations techniques et de gestion (pour limiter les pertes et moins gaspiller97,98). Aucune de ces mesures ne suffirait à elle seule, une combinaison synergique de ces mesures est nécessaire99,92.

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) avertit en 2019 que l'avenir de l'alimentation humaine est « gravement menacé » par le fort déclin de la biodiversité dans le monde100.

Pour pallier les différents enjeux, selon l'approche participative, il est souhaitable de mettre l'accent sur la contribution locale des pays en voie de développement. En effet, ces pays pourraient s'inspirer de leurs écosystèmes101 pour lutter contre l'insécurité alimentaire et afin de trouver des aliments en quantité et en qualité en tenant compte des besoins alimentaires du nombre d'habitants sur leurs territoires102.

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Effets pervers du système alimentaire mondialisé sur l'alimentation

  • Amélioration qualitative :

L'alimentation des sociétés rurales traditionnelles était souvent fondée sur deux aliments principaux : une céréale (ex riz, maïs, blé) et une légumineuse (haricot, lentille…), ce qui impliquait une certaine monotonie dans les repas, et une vulnérabilité à l'aléa climatique. La plupart des pays connaissent ou ont connu ou subi une « transition alimentaire » caractérisée par une progression des légumes, des laitages et de la viande et de produits industriels préparés (d'origine souvent moins locale) dans le régime alimentaire ; et par des aliments mieux conservés (conserve, réfrigération...) mais relevant aussi parfois de la malbouffe36 ou porteurs de nouveaux risques pour la santé37.

Effets pervers du système alimentaire mondialisé sur l'alimentation

Depuis les années 1970, les accords commerciaux internationaux ou multilatéraux (ex : TPP ou Accord de partenariat transpacifique38 NAFTA39,40... ) se sont multipliés, en bouleversant les économies agricoles et alimentaires du monde, non sans effets négatifs avérés ou potentiels sur la santé comme l'ont montré de nombreuses études publiés au début des années 200041,42,43,44,45,46,47,48,49,50,51,52,53,54. Ces accords sont juridiquement contraignants, y compris pour les États55,56,57.
Visant à libéraliser et mondialiser le commerce et les investissements (dont en agribusiness58), ces accords surdéterminent, et de plus en plus, les « choix » et les fonctionnement des systèmes alimentaires locaux et nationaux, et ils peuvent directement ou indirectement affecter la qualité des systèmes alimentaires59 et la santé des consommateurs60. Ils permettent aux tribunaux de l'OMC d'interdire aux gouvernements d'agir sur le système alimentaire de leur pays (par exemple pour améliorer la nutrition et/ou atténuer le changement climatique)55,61.
Les traités commerciaux influent sur les grandes stratégies alimentaires55 par exemple :

  1. en supprimant les barrières commerciales pour de nombreux produits agricoles ou divers additifs industriels alimentaires ;
  2. en modifiant ou figeant les politiques réglementaires et les révisions de systèmes de soutien ou subventions à l'agriculture ;
  3. en empêchant la cohérence entre des intérêts commerciaux et l'intérêt public ou général62 (incluant la santé publique63,64,65,66,67,68) quand il s'agit de la nutrition et du changement climatique (qui peut gravement affecter la production alimentaire et donc secondairement la santé publique69) ;
  4. en empêchant parfois les agriculteurs d'utiliser leurs semences ou autres ressources génétiques, au détriment de la biodiversité des espèces cultivées et d'élevage ;
  5. en détruisant des filières alimentaire locales
    exemple 1 : des produits tels que des bas-morceaux de poulet industriel (fortement subventionné au nord), non appréciés en Europe, vendus à bas-prix en Afrique, cassent les prix et empêchent des producteurs africains de poulet de vivre de leur élevage (distorsion de concurrence ou concurrence déloyale) ; de même pour le riz ou le bœuf), souvent au détriment aussi de la balance commerciale des pays pauvres70 ;
    exemple 2 : les régions ou pays riches qui subventionnent l'industrie des agrocarburants, tels les États-Unis (10,7 à 12,9 milliards de dollars en 2008)71 ou l'Union européenne (7,2 à 9,0 milliards de dollars en 2011)72, ont été accusés d'avoir soutenu (par ces subventions et par une législation imposant un taux d'agrocarburant dans l'essence), des filières de biocarburants qui sans cela n'auraient pas été commercialement viables. Ce faisant ils ont indirectement encouragé la conversion de terres agricole et de forêts en cultures de palmiers à huile, de canne à sucre ou de colza, au détriment de la sécurité alimentaire des populations qui vivaient dans ces territoires (et ajoutaient Friel, Schram & Townsend en 2020 ; en outre « rien ne prouve que les décideurs nationaux aient pris en compte les règles de l'OMC lors de l'élaboration de ces politiques »73.

Au début de 2020, dans la revue Nature55, des chercheurs affirment que « Les recommandations visant à lutter contre la malnutrition et le changement climatique étant non contraignantes, le commerce pourrait entraver les efforts de lutte contre la malnutrition et le changement climatique. Pour tempérer cela (selon les auteurs), il faudra une meilleure compréhension du lien complexe entre le commerce, le système alimentaire, la nutrition et le climat et un nouveau cadre réglementaire compatible avec une telle complexité, ainsi qu'un engagement stratégique des parties prenantes »55.

La même année (2019), en complément de la littérature récente sur les liens entre commerce, systèmes alimentaires et malnutrition, deux rapports de recherche avaient aussi attiré l'attention :

  1. un rapport de la Commission du Lancet sur la globalisation de l'obésité dans le monde74
  2. un rapport de consensus de la Commission EAT-Lancet (Commission sur une alimentation saine à partir de systèmes alimentaires soutenables) sur la nourriture dans l'anthropocène75
Tous deux ont résumé la littérature mondiale disponible ; ils ont étudié comment les systèmes alimentaires contemporains induisent la malnutrition tout en aggravant le dérèglement climatique (qui a son tour induit des famines, une sous-nutrition ou une malnutrition) et chacun d'eux recommande d'agir positivement sur les systèmes et les régimes alimentaires pour les rendre « plus sains, plus durables et soutenables »73 en considérant le ressources alimentaires comme un bien commun à gérer.
Selon S. Friel & al. en 2010, à condition d'être révisés, les accords commerciaux pourraient permettre trois des types de stratégie identifiés par les commissions du Lancet : supprimer les barrières commerciales pour les produits agricoles des pays à revenu faible ou intermédiaire (PRITI); protéger l'espace politique réglementaire ; et réviser les conditions d'éligibilité aux subventions. Sinon ils risquent au contraire de renforcer la malnutrition73

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